GEELEN Pierre Albert Hubert

Conflit/Conflict: 1940 - 1945
Statut/Statuut: Résistant mort en déportation - Weerstandslid overleden in deportatie
Naissance/Geboorte: Rotem, LI, BE 1916-06-24
Décès/Overlijden: Buchenwald (Weimar), Thüringen (Thuringe - Thüringen), DE 1944-09-12
Grade/Régiment - Graad/Regiment:
Plus d'infos/Meer info: Fils de Hendricus Hubertus (né à Hunsel, Limburg (Limbourg), NL) en Elisabeth SMEETS. Conjoint: Giselle SAILLARD (de nationalité britannique puis française). Une fille: Ghislaine (née le 23 août 1944 à Nottingham, UK); une jumelle, Mary, est morte dans les trois jours. Ouvrier; monteur-mécanicien. Domicilié à Bocholt, LI, BE. Agent secret recruté par le service secret britannique "Special Operations Executive", rattaché à la Section F. A servi sous le nom de Pierre GARDE. Lieutenant. Numéro de matricule: 3135547. Arrêté en avril 1944 et exécuté à Buchenwald (Weimar), Thuringe, DE le 12 septembre 1944. Numéro de prisonnier à Buchenwald (Weimer), Thuringe, DE: 14185. Sur le Mémorial britannique aux disparus de Brookwwod, Surrey, UK, son nom était à l'origine orthographié "GARDE P." (son nom lors de sa formation). Cette erreur a été corrigée en juillet 2021 (Sources: [25]; [229]; [665]; site "Special Forces Roll of Honour").

Biographie 1 : Académie de Reims

Pierre GEELEN, agent belge du réseau Carte, passé au service du réseau Physician-Prosper, puis recruté par le chef du réseau Possum, avait été renvoyé en septembre 1943 en Angleterre, où le capitaine DELLOYE de la Sûreté de l'État belge lui avait fait signer une déclaration par laquelle il s'engageait "à garder le secret le plus absolu" sur la façon dont il était arrivé en Angleterre. Bien que complètement brûlé et fiché par le SD, GEELEN a été renvoyé en France par le SOE quelques mois plus tard, après avoir reçu un entraînement en Écosse et avoir été promu au grade de lieutenant. La mission du groupe dont il faisait partie, était de faire sauter un bâtiment occupé par l'état-major allemand près d'Angers, Maine-et-Loire, FR, puis d'organiser un groupe de sabotage qui devait détruire les voies ferrées de la gare de triage de Saint-Pierre-des-Corps, Indre-et-Loire, FR, dans la banlieue de Tours, Indre-et-Loire, FR. Mais le 27 avril 1944, alors qu'ils cherchaient à entrer en contact avec la résistance locale, ils sont tombés sur un agent double, ont été arrêtés par la Gestapo et internés à Fresnes, Val-de-Marne, FR. Le 8 août 1944, Pierre GEELEN et ses deux camarades sont déportés au camp de Neue-Bremm à Sarrebruck, Saxe, DE, puis transférés le 17 août à Buchenwald (Weimar), Thuringe, DE, où il reçoit le matricule 14185 (matricule déjà attribué à un autre déporté décédé). Selon le Livre-mémorial des déportés de France, ils font partie d’un groupe de seize résistants, en majorité des agents SOE, qui sont pendus à Buchenwald (Weimar), Thuringe, DE le 10 septembre 1944.

Biographie 2 : Association Pour un Maitron des Fusillés et Exécutés (PMFE)

Le 19 juillet 1942, Pierre GEELEN quitta la Belgique et se rendit à Marseille avec l’espoir de rejoindre les Forces belges en Grande-Bretagne. Recruté au sein du réseau SOE (Special Operations Executive) Jean-Marie/Buckmaster par son compatriote André HEYERMANS, il reçut une instruction durant trois semaines pour la réception des parachutages. Il participa à des débarquements d’armes et à une mission à Bordeaux, ainsi qu’à des missions de liaison et de courrier entre Arles et Paris au service du réseau Carte créé par André GIRARD, franchissant avec succès à plusieurs reprises le ligne de démarcation.Passé au service du réseau SOE Physician-Prosper, Pierre GEELEN reçut pour mission en mars 1943 de prendre la direction du groupe d’Origny-en-Thiérache et d’organiser des opérations de parachutages dans le département de l’Aisne. De mars à juin 1943, il réceptionna 25 containers sur le territoire de la commune de Buire. Lorsqu’à la mi-juillet 1943, Dominique POTIER, capitaine de l’Armée de l’Air belge et chef de la Mission Martin, fut parachuté avec l’opérateur-radio Conrad LAFLEUR à Suxy en Belgique, Pierre GEELEN prit rapidement contact avec lui. Recherché par la Gestapo en tant qu’agent de liaison entre l’état-major parisien du réseau SOE Physician-Prosper et le groupe d’Origny-en-Thiérache, GEELEN s’était réfugié en Belgique et avait participé aux côtés d’un autre agent SOE, Walthère MARLY, à des réceptions de containers dans le secteur de Muno. Tous les deux se mirent à la disposition de Dominique POTIER. Ce dernier ne parvenant pas à obtenir de couverture pour sa mission en France où il devait implanter un réseau d’évasion dans la Marne, Pierre GEELEN lui fournit, ainsi qu’à Conrad LAFLEUR, des papiers d’identité, des certificats de travail et des cartes de ravitaillement français. Le 17 août 1943, Pierre GEELEN rejoignit Dominique POTIER à Fismes (Marne) et s’installa chez Raymond GALLET quelques jours, avant de trouver une chambre dans un hôtel. Interpellé dans la rue par deux Feldgendarmes, il réussit à leur échapper. Il continua cependant à participer à la recherche de terrains d’atterrissage susceptibles d’être homologués par la RAF et à effectuer des missions de liaison à Paris et à Reims. Conscient que GEELEN était complètement brûlé et que sa présence à Fismes mettait en danger son équipe, Dominique POTIER décida de l’exfiltrer par avion Lysander vers l’Angleterre au cours de la nuit du 12 au 13 septembre 1943. Après avoir reçu un entraînement en Écosse, Pierre GEELEN fut intégré à l’équipe du capitaine Marcel LECCIA et du lieutenant Élisée ALLARD, agents du réseau Labourer/Buckmaster. Parachutés sur le territoire de la commune de Néret (Indre) dans la nuit du 5 au 6 avril 1944, leur mission était de faire sauter un bâtiment occupé par l’état-major allemand près d’Angers (Maine-et-Loire), puis d’organiser un groupe de sabotage dont l’objectif était de détruire les voies ferrées de la gare de triage de Saint-Pierre-des-Corps, dans la banlieue de Tours (Indre-et-Loire). Le 27 avril 1944, alors qu’ils cherchaient à entrer en contact avec la résistance locale, ils tombèrent sur un agent double, furent arrêtés par la Gestapo dans l’école de Briantes (Indre) où ils étaient hébergés depuis leur parachutage en France. Transférés dans la région parisienne, ils furent internés à la prison de Fresnes. Selon le Livre-mémorial des déportés de France, Pierre GEELEN et ses deux camarades ont été déportés en Allemagne par le convoi 260 parti de la gare de l’Est le 8 août 1944 et arrivé le lendemain au camp de Sarrebruck-Neue-Bremm. Ils ont été transférés le 17 août à Buchenwald, où Pierre GEELEN a reçu le matricule 14 185 (matricule déjà attribué à un autre déporté décédé). Tous les trois ont été pendus à Buchenwald en même temps qu’une quinzaine d’agents du SOE le 14 septembre 1944, date retenue pour Pierre GEELEN par le JO du 14 août 2018. Le Livre-mémorial des déportés de France retient la date du 10 septembre 1944. En France, Pierre GEELEN a été homologué FFC au titre du réseau Jean-Marie/Buckmaster et le titre d’Interné-résistant lui a été décerné. En Belgique, il a été admis lieutenant ARA (Agent de Renseignement et d’Action) en 1950.

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Photo/Foto: https://bel-memorial.org/photos_abroad/angleterre/GEELEN_Pierre_Albert_Hubert_84011.htm
Monument/Gedenkteken: Cinq Belges sur la plaque à la mémoire des agents de la section F du SOE britannique - Vijf Belgen op de gedenkplaat voor de agenten van sectie F van de Britse SOE, Commune/Gemeente: Valençay

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