LIÈGE

STAVELOT

Monument aux morts 1914 - 1918
 

 

 


Localisation:  Espace mémoriel de la rue du Châtelet.

Coordonnées GPS: +50°23'37.7", +5°55'50.7"

Inscriptions

Sur la base, à l'avant du monument

"DEMAIN SUR NOS TOMBEAUX
LES BLÉS SERONT PLUS BEAUX"

Sur la base, à droite du monument

"[Trois noms]
FUSILLÉS À LA CHARTREUSE
LIÈGE LE 8 MAI 1917"

Sur les plaques en bronze, fixées sur le mur, à droite du monument

"[Trente et un noms, avec leur grade et régiment, classés par ordre alphabétique, sauf le dernier]"

Informations complémentaires

Sculpteur: M. Réal del Sarte
Matériaux: calcaire clair et bronze.
Hauteur : 2,50 m.
Le monument a été inauguré le 28 août 1921.

Une jeune femme, tenant une gerbe de blé à la main, vient se recueillir sur une tombe couverte d’un casque au milieu d’un champ de blé. La composition illustre le texte gravé à la base du monument. Ce sont des vers de Charles Péguy qui sont devenus le chant des Camelots du Roi, groupement royaliste lié à l’Action Française, dont le chef n’était autre que l’auteur de cette sculpture, Maxime Réal del Sarte (1888 - 1954).
À l'origine, le monument était d’abord installé dans le parc communal de la ville (comme le montre les anciennes cartes postales). Suite à des fouilles archéologiques et au réaménagement récent du site de l’ancienne abbaye, le monument a été déplacé devant le mur mémoriel. Le socle d’origine, qui portait la dédicace « LA VILLE DE STAVELOT - À SES ENFANTS MORTS POUR LA PATRIE - 1914 – 1918 » a disparu. Les plaques de laiton portant les noms de 31 militaires et de trois civils, qui étaient encastrées dans ce socle, ont été réinstallées dans le mur, à droite du monument.

Intitulé Terre de France, le modèle du monument de Stavelot avait été exposé en 1920 au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts à Paris. Dans son compte-rendu, E. Bricon en parle en ces termes : « Le modèle Terre de France de M. Réal del Sarte me semble devoir être, humblement et magnifiquement, au plein air de la campagne où chanterait sa pierre. Seule, dans une simplicité du costume qu’eût aimée Millet, une paysanne à la juvénilité primitive et saine cueille les épis de la Terre poussés plus beaux sur la tombe du soldat mort pour elle. »
Le monument a été exécuté en plusieurs exemplaires, en pierre et en bronze, notamment pour Saint-Jean-de-Luz. Le monument de Compiègne, également signé par Réal del Sarte, en est une variante et porte la même citation (Source [276])

Plus d'informations concernant ces victimes
 

 





















Source [200] - Août 2017













Cartes postales anciennes (non datées)